N I C E (8)

Logo Nice 8NICE EN QUELQUES CHIFFRES (1)

Je me suis attaché, jusqu’ici, à lire ma ville à travers mes flashes de vie et de regards sur le passé. Du moins, ce que ma mémoire me dictait et ce que ma réflexion traduisait.

Et sur ce cheminement, chacun de mes pas a grandi mon amour pour Nice et ses habitants, et ma fierté d’être l’un d’entre nous. Chacun de mes pas m’a permis d’appréhender ce parcours historique sous toutes ses formes, matérielles et représentatives. Chacun de mes pas m’a immergé dans cette ville renouvelée, dans son urbanité et sa vitalité, où se côtoie le meilleur et parfois le pire
Guerres, épidémies, croyances, conquêtes, révolutions techniques, échanges économiques, flambées immobilières, transformations sociales, programmes de développement, politique…

C’est cette aventure urbaine qui a fait que les niçois ont ensemble aménagé leur espace de vie autour des différents pôles géographiques et communautaires, comme autant de villages que nous verrons par la suite.

Nice est la 5eme ville de France avec 343.304 habitants, au 1er janvier 2010, date du recensement, soit 1.224 habitants de plus qu’en 1999, dernière date de référence de l’Insee. L’augmentation est donc minime. D’autant plus que Nice perd des habitants depuis 2006. Cette année-là, on recensait 347.060 Niçois.
Derrière Nice, c’est toujours Antibes qui occupe la deuxième position des villes les plus peuplée du département avec 74.120 habitants, juste devant Cannes (73.234 habitants), Grasse (51.036 habitants), Cagnes-sur-Mer (47.141 habitants), Le Cannet (42.320 habitants) et Menton (28.858 habitants).
Quant au département des Alpes-Maritimes, il est en progression. Entre 1999 et 2010, la population azuréenne a augmenté de 67.403 habitants, soit 1.078.729 en 2010 contre 1.011.326 en 1999. Et la Région Provence Alpes Côte d’Azur compte désormais 4.899.155 habitants, 393.000 de plus qu’en 1999.

Capitale de la Côte d’Azur, qui s’étend de Hyères à Menton, à 960 kilomètres de Paris, 230 de Marseille, Nice, à l’extrême sud-est de la France, se situe à 30 kilomètres de la frontière italienne.
Ce qu’il faut d’abord souligner, c’est que la ville, dans son ensemble, s’inscrit dans un hémicycle enserré entre la grande bleue méditerranéenne ourlée d’écumes et les contreforts alpins aux cimes tantôt enneigées et tantôt lovées de pur indigo.
Comme un amphithéâtre avec ses gradins que sont ses collines littorales, Mont-Boron et Vinaigrier à l’est, Saint-Pierre de Féric, Ventabrun et Bellet à l’ouest. Et son pic, le Mont Gros qui se situe à 520 mètres du niveau 0 de la mer. Avec ses allées qui le traversent, le Paillon et le Var, qui fut longtemps la ligne de démarcation entre l’ancien Comté de Provence et l’ancien Comté de Nice.
Nice est privilégiée par son climat méditerranéen, avec des étés chauds et des hivers doux, un ensoleillement à nul autre pareil. Privilégiée aussi par son relief qui la protège, notamment des brises de mer, la journée, et de terre, la nuit. Même si l’histoire géographique a montré qu’elle était capricieuse, particulièrement dans la plaine du Var, avec les inondations de 1957, le raz-de-marée de 1979 et les énormes crues de 1993 et 1994.

Lorsque le Comté de Nice est rattaché à la France, en 1860, Nice est une ville de taille très moyenne. Le chemin de fer va la propulser au rang de ville internationale et le tourisme de luxe la verra s’étendre sur sa partie ouest. C’est le début d’une urbanisation qui va se développer du bord de mer jusqu’aux collines. Avec une forte accélération au début du XXème siècle.
En l’espace de 25 ans, Nice va passer de la 11° ville de France (1921), à la 8° (1931), puis à la 6° (1947), pour terminer à la 5° place, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. C’est toute une mutation qui a bousculé nos rivages, avec cette croissance extraordinaire de la population au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Même si aujourd’hui la reprise démographique est faible, après une longue stagnation depuis les années 70, elle est fortement disparate selon l’attractivité de nos quartiers. On peut dire, schématiquement, que l’ouest et ses collines se développent au détriment des quartiers est, et surtout des zones réputées sensibles, comme l’Ariane et les Moulins.
(à suivre)

Richard POGLIANO