REGARDS EN COIN (78)

Logo RegardsQuelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Il me manque 464 euros
2. Croissance à la hausse
3. La France attractive
4. Les entreprises qui font rêver
5. L’avenir du télétravail
6. Plus et plus loin
7. A lire… « La Chasse de la Sagesse»
1. ► Il me manque 464 euros
À la question combien vous manque-t-il chaque mois pour vivre plus confortablement, les Français répondent en moyenne 464 euros, d’après le baromètre Cofidis(1), réalisé avec le CSA.
464 euros. C’est la somme qui fait défaut tous les mois aux Français pour vivre plus confortablement. Ainsi, ils sont 26 % à ne pas parvenir à boucler leurs fins de mois et seuls 5 % se disent en capacité d’épargner des sommes conséquentes (*).
Et le pessimisme des Français ne s’arrête pas là. En effet, un quart d’entre eux estime qu’ils sont en train de glisser vers la pauvreté tandis que c’est déjà le cas pour 8 %. 46 % d’entre eux sont à découvert au moins une fois par an. Pour un sur cinq, c’est tous les mois.
(1)Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1001 personnes.
(*)CourrierCadres-JulieTadduni-130916

2.► Croissance à la hausse
L’Insee a de nouveau révisé à la hausse vendredi son estimation de croissance pour le premier trimestre, relevant son chiffre de 0,1 point à +0,5 %, dans sa troisième et dernière estimation du produit intérieur brut (PIB) (*).
D’après l’institut statistique, l’investissement des ménages a progressé de 1 % au premier trimestre, et celui des entreprises a augmenté de 1,9 %.
Les dépenses de consommation des ménages en biens et services ont, quant à elles, marqué le pas (0 %), après avoir augmenté de 0,6 % au trimestre précédent, affectées notamment par le repli des dépenses en énergie, dû à des températures hivernales clémentes.
Le commerce extérieur a, quant à lui, pesé sur la croissance, mais de façon plus limitée que ce qui avait été anticipé fin mai (impact de -0,6 point de croissance, contre -0,7 point). Les exportations se sont ainsi repliées de 0,7 % tandis que les importations ont grimpé de 1,2 %.
Malgré cette révision, l’institut statistique maintient inchangé son estimation de l’acquis de croissance, c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité ne progressait pas sur les trois prochains trimestres, à 0,9 %.
D’après l’organisme public, la croissance devrait, aux deuxième et troisième trimestres, atteindre 0,5 % du PIB, avant de retomber à 0,4 % au dernier trimestre. Sur l’ensemble de 2017, elle devrait atteindre 1,6 %, un niveau « inédit » depuis 2011.
(*)20Minutes-MP/AFP- 23062017
3.► La France attractive
La France renoue avec l’attractivité (*).
En 2016, les implantations et les extensions portées par les entreprises étrangères ont apporté 779 projets, selon le “baromètre de l’attractivité de la France 2017”, réalisé par EY.
La France attire de plus en plus d’investisseurs étrangers. En effet, selon un baromètre EY, en 2016, l’attractivité de la France progresse fortement, avec 779 projets annoncés par les investisseurs étrangers, soit une hausse de 30 % par rapport à 2015.
Ainsi, la France conserve la 3e place européenne et rattrape une partie de son retard sur le Royaume-Uni (1 144 projets, + 7 %) et l’Allemagne (1 063, + 12 %). Toutefois, les investissements restent peu créateurs d’emplois (22 par projet).
58 % des dirigeants pensent que la politique mise en place pour favoriser la création de start-ups est efficace.
(*)CourrierCadres- JulieTadduni-230517
4.► Les entreprises qui font rêver
Google, Microsoft et Ubisoft… top 3 des entreprises qui font rêver les étudiants(*).
Selon l’enquête d’Universum, cabinet international d’étude et de conseil spécialisé dans la marque employeur, les entreprises Google, Microsoft et Ubisoft sont les trois entités qui attirent le plus les étudiants des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs. À la quatrième place du classement se trouve Apple puis Thalès, premier représentant du secteur aéronautique dans le top 10.
Ces étudiants sont aujourd’hui des profils indispensables pour la plupart des entreprises qui amorcent, les unes après les autres, leur transformation digitale. “Pourtant, les métiers du secteur informatique sont en pénurie depuis plus de 5 ans et les entreprises doivent redoubler d’efforts pour attirer et recruter les candidats”, indique le cabinet spécialisé dans la marque employeur.
Autre enseignement de l’enquête : les futurs cadres de l’informatique sont davantage attirés par les petites entreprises voire même par créer leur propre entreprise. 14 % des étudiants annoncent vouloir travailler dans une start-up (contre 7 % d’ingénieurs) et 6 % veulent créer leur entreprise (contre 3 % des futurs ingénieurs). Côté secteurs, les plus plébiscités sont propres à l’informatique : 54 % souhaitent intégrer des entreprises conceptrices de logiciel ou de services informatiques et 30 % des structures d’équipements et technologies informatiques.
(*)CourrierCadres-CamilleBoulate-080617
5.► L’avenir du télétravail
Selon le think tank libéral Fondation Concorde, un salarié sur 4 pourrait avoir accès au télétravail sans que cela ne freine l’activité de son entreprise (*).
Alors qu’un rapport sur le télétravail a été rendu le 7 juin par les partenaires sociaux à la ministre du travail Muriel Pénicaud, la Fondation Concorde avait publié la veille une étude précisant le profil des professionnels éligibles à ce mode de collaboration. Constatant que les Français profitent moins du télétravail que leurs voisins européens -entre 2 % et 17 % des salariés hexagonaux sont concernés, contre 30 % en Europe-, le think tank a tenté de déterminer quelles seraient les personnes compatibles avec ce mode de collaboration.
Pour ce faire, les données 2016 de la Dares (l’institut statistique du ministère du Travail) et de l’Insee concernant la population active ont été croisées. Ainsi, 26 % des actifs seraient éligibles dès aujourd’hui au télétravail, soit 6,7 millions de personnes.
En moyenne, ce collaborateur a 42 ans, est titulaire à minima d’un bac + 3, travaille dans 56 % des cas dans une grande ville (31 % à Paris et 25 % dans une ville de plus de 500 000 habitants) et dans une société comptant au moins 50 employés. Touchant 2 229 euros nets, ses déplacements entre son domicile et son bureau sont compris entre 30 minutes et une heure.
À l’inverse, 15,4 millions des actifs (soit 60 %) ne pourraient pas télétravailler “en raison de la nature même de leur activité professionnelle”. On pense notamment aux pilotes de ligne, aux serveurs en hôtellerie, cafés ou restauration, aux caissiers, aux marins pêcheurs… Sur la base d’un profil type, cet employé non éligible est plus jeune (37 ans), moins diplômé (le baccalauréat au plus), exerce sa profession dans 60 % des cas dans des villes de moins de 500 000 habitants, voire moins de 100 000. Et 46 % sont en contrat au sein d’une entreprise de moins de 49 salariés, en l’échange d’un revenu moyen de 1 675 euros nets mensuels.
Enfin, la Fondation Concorde rappelle que le télétravail pourrait profiter à l’économie hexagonale selon France Stratégie. Baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie, augmentation du temps de travail de 2,5%, productivité en hausse de 22%, optimisation de la durée de sommeil de 45 minutes par jour…
(*)CourrierCadres-PierreTourtois-090617

 

6.► Plus et plus loin
Cap vers l’Europe du Sud et le Maghreb…
Les Français seront plus nombreux que l’an dernier à partir en vacances cet été et ils se rendront davantage à l’étranger, selon les professionnels du tourisme (*).
« Il y a une très forte croissance des intentions de départs en vacances cet été. C’est très clair, très significatif, et ça ne s’était pas produit à ce niveau-là depuis le début de la crise financière en 2008 », se félicite auprès de l’AFP Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, fédération professionnelle qui observe les réservations effectuées auprès de 850 agences de voyages françaises.
Ces entreprises enregistrent une croissance de 9 % du nombre de voyageurs (+10 % en termes de chiffre d’affaires). Pour Jean-Pierre Mas, ces bons chiffres sont liés à « la reprise du moral des ménages ». « On sent que les gens se sentent mieux, ont envie de voyager, de prendre des vacances. »
Mais « cette reprise profite plus aux destinations étrangères », souligne-t-il.
Le sud de l’Europe, plébiscité depuis plusieurs années, continue d’attirer le plus grand nombre de Français, Espagne en tête, devant la Grèce, l’Italie et le Portugal. Suivent la Tunisie et le Maroc.
Les Français seront 1,2 million de plus à partir en vacances cet été, soit plus de 30 millions au total, grâce à l’amélioration du pouvoir d’achat, estime le cabinet d’études Protourisme, en se basant sur une étude auprès de 3.000 personnes.
« On est revenu grosso modo aux chiffres de 2015 », avec 43 % de Français disant vouloir partir en vacances (+3 points), constate auprès de l’AFP Didier Arino, directeur de Protourisme. Mais ce ratio atteignait 50 % il y a dix ans…
Il reconnaît « une accélération des réservations vers l’étranger, plus forte que vers la France ». Malgré cela, les vacanciers français seront plus nombreux cet été sur toutes les destinations de l’Hexagone, à l’exception de la Côte d’Azur « perçue comme trop chère ». Il note que « toute la façade Atlantique se porte bien », notamment la Bretagne. Mais c’est la Corse qui apparaît comme la destination la plus attractive.
Parmi les destinations lointaines, « le Japon cartonne » et l’Indonésie « monte bien », constate Rémi Campet, secrétaire général de la start-up Marco Vasco, spécialiste du voyage personnalisé sur internet.
La première destination long-courrier des Français, les Etats-Unis, reste stable, d’après plusieurs professionnels interrogés, prudents sur la réalité d’un « effet Trump ».
(*)20Minutes-23062017
7.► A lire… « La Chasse de la Sagesse »
L’un des plus grands esprits de son temps, le cardinal de Cuers (1401-1464) a laissé une œuvre philosophique et théologique importante.
Lecteur assidu de la tradition philosophique de l’Antiquité et du Moyen Âge, curieux de science, de médecine et des arts, Nicolas de Cues rédigea notamment La Docte Ignorance, Les Conjectures, La Pensée, La Paix de la foi et La Vision de Dieu.

ʺLa Chasse de la sagesseʺ qui vient d’être publié (Edit. Les Belles Lettres, 320 pages, 25€), fait écho à toute son œuvre, de même que les trois autres œuvres de sa « philosophie tardive » qui l’accompagnent Le Dialogue à trois sur le Pouvoir-est, Le Compendium et La Cime de la contemplation.

Nicolas de Cues développe une philosophie du pouvoir et de la puissance qui lui permet de résoudre, tant d’un point de vue ontologique que gnoséologique, les difficultés nées de ses thèses infinitistes antérieures. La puissance divine se révèle successivement comme pouvoir-est, pouvoir-faire et pouvoir-même. Nicolas de Cues initie ainsi une métaphysique de l’expression qui trouve son plein essor chez Giordano Bruno qui le copie abondamment, puis chez Spinoza et Leibniz.

La Chasse de la sagesse, véritable testament philosophique, nous montre sa conception augustinienne de la philosophie comme recherche et théorie de l’unité, sa doctrine de la participation à l’un, le dernier développement de son principe de la coïncidence des opposés, un dernier infléchissement de sa pensée de l’intellect, et sa compréhension de la nomination.
A lire… avec sagesse !
Richard POGLIANO